Petits gestes, grandes conséquences

On est souvent sidérés, comme un lapin dans les phares, devant l’ampleur de la tâche et les inquiétudes qu’engendrent les changements climatiques. Pour se décomplexer et commencer à agir, rien de tel que se demander quels sont les « petits » gestes à fort impact que l’on peut faire. On détaille ici trois grandes catégories d’actions possibles pour avoir un impact positif sur la planète.

1. Participer à la vie publique

Selon une étude du cabinet de conseil Carbone 4, les petits gestes du quotidien à l’échelle individuelle et nos changements de comportements tout au long de l’année pourraient faire baisser de 25% notre empreinte carbone. Ça laisse donc 75% à des choses qui nous échappent, et qui sont donc de notre devoir de citoyen d’infléchir, via nos politiques publiques ou notre influence en tant que collaborateur ou collaboratrice en entreprise, ami, famille, etc.

Sans essayer de se trouver d’excuses, il faut bien voir que l’industrie, l’agriculture, les transports sont responsables du plus gros des émissions. De nombreux efforts collectifs sont donc nécessaires en plus des efforts individuels qu’on liste dans les points suivants.
Il est de fait très important, voire primordial, de participer au processus démocratique, par le vote bien sûr, mais aussi en faisant sa propre éducation (ce site est un bon début pour trouver des infos sourcées et des idées d’actions), ou encore en s’engageant dans des associations, car plus on est nombreux, plus on a de poids.

On peut aussi faire entendre sa voix via les réseaux sociaux, même si les interactions « en personne » sont toujours plus impactantes, et surtout ne jamais oublier que la pression sociale est moteur de changement.

2. Les « investissements » individuels

L’empreinte carbone moyenne d’un Français est aujourd’hui d’à peu près 12 Tonnes Équivalent Carbone*, quand il faudrait descendre à 2, soit 6 fois moins, d’ici à 2050. À mettre en perspective avec la vie qu’on menait dans les années 90 pour se donner une bonne échelle de temps…

Deux « investissements » individuels importants qui changent la donne concernent le mode de chauffage, par exemple passer d’une chaudière à énergies fossiles vers une solution écologique (pompe à chaleur, granulés de bois, etc.), et la mobilité (principalement, les déplacements en voiture, voir « ce que j’ai découvert en arrêtant la voiture »).

 

Une carcasse de voiture est abandonnée en pleine forêt.

© Florian Olivo

Au-delà de ces investissements « lourds », le plus impactant dans nos changements d’habitudes concerne tout simplement notre alimentation. Passer d’un régime carné à un régime végétarien ou réduisant à minima les repas avec de la viande de 6 à 4 par semaine, est ce qui marque le plus de points. Mais s’engager sur ce chemin en réduisant voire en éliminant déjà les viandes rouges (« pouvoir élever des vaches rien que pour les manger est la marque d’un pays sous perfusion énergétique », comme le dit Jean-Marc Jancovici) permet déjà de réduire considérablement son empreinte. C’est de très loin le plus impactant des gestes qu’on peut avoir individuellement.

3. Adopter de petits gestes au quotidien

Les « petits gestes » ne doivent pas servir de base ou d’excuse, mais sont globalement importants (cf. les 25% évoqués plus haut) notamment par leur effet « impliquant », car ils permettent souvent de s’engager sur un chemin vertueux de progression.

Dans les plus importants et qui changent clairement la vie, on trouve dans l’ordre
– chauffer un (ou deux) degré de moins son logement (un petit pull peut tout changer !),
– vendre sa voiture, ou une des voitures du foyer (voir notre article sur le vélo !),
– acheter moins, local, manger mieux (en lien avec l’alimentation carnée évoquée plus haut, mais pas seulement). Rends-toi sur la carte pour trouver où acheter des produits locaux près de chez toi.
– faire un trajet aérien en moins dans l’année, ou se trouver un challenge selon ses habitudes passées, qui tend vers une réduction réaliste des déplacements par avion,
– rejoindre un collectif d’énergie citoyenne, ou autres associations visant en même temps à éduquer et à réduire notre empreinte énergétique collective,
– adopter une banque verte,
– faire son compost (voir notre tuto pour fabriquer son composteur),
– s’engager dans une démarche zéro déchet (découvre notre article pour rester zéro déchet en voyage),
– et bien sûr éteindre les lumières en sortant (on rigole, mais jaune, couleur LED!). Voir notre article sur comment réduire sa consommation d’énergie.
Une liste non exhaustive qu’on peut compléter en parcourant WAG !