Mes premières vacances à vélo

Relier Niort à Bordeaux par la Vélodyssée avec deux enfants. 3 semaines et 500 km parcourus le nez au vent.
Vacances à vélo par Sophie Agrapart
Sophie Agrapart

Une envie de liberté.

Un été, il y a quelques années, nous n’avions rien prévu pour les vacances : pas de location, pas d’envie de se casser la tête avec un calendrier de vacances, juste besoin de partir le nez au vent. Alors nous avons décidé de partir en famille à vélo, direction la mer.
Je n’avais jamais fait de camping ni envisagé de voyager avec pour bagage le strict minimum : c’est-à-dire de faire rentrer vêtements de pluie, maillot de bain, serviettes, livre, etc. dans une sacoche à vélo versus 3-4 sacs habituellement.

Voyager léger.

Nous n’avons pas mis trop longtemps pour nous préparer : Yann a trouvé une carriole légère à attacher derrière son vélo. À l’intérieur voyageraient notre fille Rose alors âgée de 4 ans et notre tente, nos tapis de sol et divers sacs de couchage.
Pour notre fille Léonie, 11 ans, un vélo à l’ancienne rouge équipé de deux sacoches. Pour moi, un vélo sans vitesse, un panier devant pour mettre la popotte et deux sacoches à l’arrière. Et nous voilà partis Gare Montparnasse pour prendre un train direction Niort, notre point de départ.

Découvrir le camping.

Je n’avais jamais dormi sous une tente et les premières nuits n’ont pas été très cool : tapis de sol trop dur, moustiques, petite tente. Mais je m’y suis vite faite et j’ai même apprécié le fait de choisir chaque jour un emplacement sympa, découvrir un petit camping municipal avec une machine à laver, dormir chez l’habitant ou à la belle étoile. Très vite nous avons été des pro pour planter notre campement le soir venu.

Retrouver le goût des choses simples.

Une poignée de cerises, un saucisson et du pain frais : tout devient un festin. J’ai découvert aussi que les vacances à vélo c’est manger différemment : pour ne pas nous charger nous n’achetions que le nécessaire pour un petit-déjeuner, un déjeuner et un dîner. Manger ce qu’on trouve en chemin, c’est un régal !

Après la pluie le beau temps.

Nous avons pédalé au soleil et le vent dans le dos la plupart du temps, mais pas toujours. Et le souvenir de notre arrivée dans un restaurant dégoulinant de pluie comme dans les bandes dessinées nous fait encore rire des années plus tard.
Vivre au rythme de la météo nous a appris que ce qui compte parfois c’est d’avancer malgré une pluie battante.

Crever permet parfois de se reposer.

A vélo, chaque jour est différent et pourtant nous réalisons les mêmes gestes : se réveiller, tracer le trajet du jour, pédaler entre 30 et 70 km, s’arrêter vers 16h pour trouver un endroit où dormir. Mais, il y a des jours où quand on crève une fois, on crève deux puis trois et quatre fois, et nos plans se font la malle. Pourtant, ces crevaisons, qui nous retardent, nous ont permis de découvrir des endroits magiques comme ce petit camping dans le Médoc, en dessous de Soulac, où nous avons trouvé un abri pour la nuit et décidé d’y rester plusieurs jours tellement l’endroit nous a plu.

Chaque jour est une petite aventure c’est ce que j’ai appris durant ce voyage. Impossible pour moi maintenant de passer une semaine de vacances dans une maison !

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