Mes débuts dans les jardinières

Témoignage d'une jardinière en herbe

J’ai du pot mais lequel choisir ?

Il y a celles et ceux qui ont la main verte et puis les autres. Je fais partie de cette dernière catégorie et même un ficus ne fait pas long feu avec moi. Mais ça c’était avant. Tout a commencé avec mon inscription au compost de ma résidence. Nous formons une joyeuse troupe et deux-trois fois par an, nous nous retrouvons pour remuer le compost, le transposer de bac pour le faire reposer, puis le tamiser et enfin le ramener chez nous. C’est sportif le compost ! Et c’est comme cela que je me suis retrouvée avec un petit seau de compostage mais nulle part où le mettre. Je me suis dit que ne pas avoir la main verte n’était pas une fatalité et que j’allais m’y mettre. J’ai d’abord cherché des conseils puis des jardinières écolo sur internet. Il y a pléthore de marques qui proposent des pots et jardinières en plastique recyclé ou en tissu traité ou en terre. J’ai opté pour celles en terre que j’ai trouvées en ressourcerie. J’en ai acheté 3. Jardinière classique donc.

Semis, vivace, herbes aromatiques etc

Mais que planter en avril ? J’ai découvert qu’on pouvait faire des semis, j’ai essayé, j’ai raté. Je me suis rabattue sur des plantes à rempoter, en me disant que l’année suivante je me lancerai dans les semis. Pourtant j’ai bien écouté le podcast Bons Plants qui s’adresse aux jardiniers débutants. Et je reviens à la question : que planter ? Des vivaces ? Vous savez les plantes qui se cultivent facilement dans des jardinières au soleil ou à l’ombre. Agapante, Astelia chathamica, Cosmos atrosanguineus, Billbergia nutans, Géranium et compagnie. Je perds mon latin parmi toutes ces espèces vivaces. Je visualise le résultat des futures jardinières : les vivaces ne paraissent pas suffisamment naturelles et sauvages. C’est une question de goût. J’opte alors pour des jardinières avec des herbes aromatiques. Je plante donc du thym, de la coriandre, du basilic, du persil et de la lavande. J’avais ramené de la terre du jardin de ma mère, je le mélange avec le compost (attention, je ne dois pas en mettre beaucoup), j’arrose et j’admire le résultat : mon balcon devient un petit coin de nature.

 

Un jardin sur son balcon.

©Ben Wicks

Mais mon chat aime trop mes jardinières

Il les adore même et chaque jour il vient gratter la terre et dépoter mes herbes aromatiques. Je remets de l’ordre et lui revient. Bref, au bout de quelques jours, c’est le carnage. J’essaie de trouver une solution et je mets à disposition de mon chat une jardinière avec uniquement de la terre. Rien à faire : ce qui l’intéresse c’est bien mes herbes aromatiques. Je laisse tomber et regarde mes herbes sécher. Le chat n’est plus intéressé mais je continue quand même à arroser feu mes jardinières et je me rends compte que des mauvaises herbes commencent à pointer : c’est vert et en fait cela fait bien sauvage. Je les laisse comme cela et sans m’en rendre compte, j’entretiens un petit coin de biodiversité urbaine !

 

Un chat est dans une jardinière.

©Linda Gerbec

Ah ah mon chat tu n’attraperas pas mes kokedamas

Je m’intéresse alors au kokedama, cet art végétal japonais simple et si beau. Me voilà en train de composer des boules de terre et de mousse dans lesquelles je plante des fougères et du lierre. Je me renseigne là, m’inspire ici et trouve même un tuto sur WAG ! Je les accroche en hauteur pour que mon chat ne puisse pas venir les détruire… Pour parfaire mon coin de nature, j’aurais adoré faire venir des mésanges sur mon balcon mais quand je me souviens de l’état de mes jardinières après le passage de mon chat je me dis que ce n’est pas une bonne idée. Alors, quand je ne regarde pas mes mauvaises herbes pousser, je regarde des vidéos comme celle-ci.

 

Des kokedamas sont disposés sur une table.

©Pablo Ibañez

Et toi, quels sont tes débuts dans les jardinières ?