Mes débuts dans le vrac

Rookie des courses 2.0

Du vrac en veux-tu en voilà !

Le vrac on en parle par-ci par-là de plus en plus, cela ne me touchait pas vraiment, occupée à rendre ma salle de bain, ma cuisine et ma garde-robe plus responsables. Et puis, je dois avouer un peu par flemme et pas le temps de me poser des questions … en vrac ! Mais ça c’était avant ! Avant le premier confinement où j’ai découvert que « nous nous sommes vite sentis submergés par les bouteilles en plastique ou en verre, les emballages divers et variés. Tous ces déchets d’habitude invisibles – ceux de nos déjeuners pris à l’extérieur qu’habituellement nous ne voyons pas – s’empilent chaque jour dans nos poubelles » (voir mon article de janvier 2021 : Comment j’ai trouvé, sans le chercher un plan B).

J’ai de la chance il y a deux super épiceries qui proposent du vrac près de chez moi, O’Vrac d’Amélie et l’épicerie Kilogramme.
Pour celles et ceux qui n’habitent pas à côté de chez moi, il y a certainement une épicerie vrac près de chez vous : rendez-vous sur la carte WAG.

Mais que les addicts des supermarchés se rassurent : le projet de loi de lutte contre le dérèglement climatique propose qu’un commerce de détail de plus de 400 m2 devra consacrer au moins 20% de sa surface au vrac le 1er janvier 2030.

Des bocaux pour débuter le vrac

© Laura Mitulla – Unsplash

Le vrac, c’est un état d’esprit

La première chose que j’ai compris en achetant en vrac, c’est que j’achetais différemment. J’avoue : avant je choisissais mes pâtes sur le packaging plus que sur la composition des produits. Et, même si des applications comme Yuka m’ont aidée au début, difficile pour moi de ne pas succomber au design d’un logo ou à l’attrait d’une promotion. Mais, avec le vrac, j’ai un accès direct au produit et aux producteurs. Je me sens libérée, délivrée de la publicité !

Bien sûr il y a aussi le fait de pouvoir acheter juste le nécessaire, la quantité que je désire et non celle imposée et formatée par les industriels. Mais, l’autre effet marquant de mes débuts dans le vrac est un changement de ma manière de cuisiner, maintenant j’ose plus, je suis plus créative.

Le vrac d’accord mais bien ordonné

Bref, une fois l’habitude prise d’acheter en vrac – au début des pâtes, du riz, de la farine essentiellement – j’ai dû prendre une nouvelle habitude : ne pas oublier mes contenants pour aller chercher mon vrac. J’ai mis de côté les bocaux en verre (trop lourds), les boîtes en plastique (trop encombrantes), et j’ai opté pour des petits sacs en tissu. On peut les trouver en coton bio sur la boutique du WWF par exemple. Ces sacs sont très utiles et remplacent bien le papier aluminium pour y mettre sandwiches and co lors de pique-niques. Cinq sacs à vrac me suffisent largement pour faire mes courses, mais à l’avenir j’envisage de les fabriquer moi-même avec des tote bag publicitaires (vous savez ces sacs en coton qui finissent en boule dans nos cuisines).

Un repas en vrac dans des bocaux en verre

© Ella Olson – Unsplash

Le plus difficile a été pour moi de choisir les boîtes pour ma cuisine

Au début j’ai fait avec ce que j’avais : des vieilles boîtes en plastique (que je conseille de conserver car bientôt elles seront vintage !) mais aussi des pots de confiture en verre. Mais, très vite c’est devenu un peu le bazar et pas franchement déco instagrammable 🙂 et surtout pas très pratique. Il a fallu que je mette de l’ordre dans mon vrac ! Pour les aliments qui demandent de grands contenants : boîtes en fer ou en plastique (je sais que le plastique c’est mal, mais si je n’en achèterai plus de nouvelles, je préfère garder mes vieilles boîtes plutôt que de les jeter). Pour les petites quantités, le verre fait mon affaire.

Adieu mites ennemies !

En verre, en métal, ou en plastique, les personnes âgées disent souvent que chaque pot trouve toujours son couvercle (les personnes âgées étant : ma grand-mère). Quand on se lance dans le vrac, il est nécessaire voire indispensable de s’assurer que les couvercles soient et demeurent hermétiques sinon … gare aux invasions de mites (c’est du vécu et c’est l’horreur).

Tiens en parlant de ma grand-mère il faudra que je pense à lui demander si elle veut bien me donner sa collection de boîtes en faïence de différentes tailles, vous savez celles où il est écrit Farine, Sucre, Café, Thé, Épices … je crois que cela va redevenir tendance !