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En voyage : comment se déplacer ?

Slow travel, avion vs train : le trajet plutôt que la destination
En voyage : comment se déplacer ?

À l’heure où le départ en vacances se précise. Pour celles et ceux qui préparent leur voyage à la dernière minute. Les aguerri·e·s qui prennent déjà leur billet pour décembre (oui, ça existe). Tou·te·s celles et ceux qui rêvent de partir, mais ne le peuvent pas cet été. On éclaircit quelques idées reçues sur les moyens de transport. Team ✈️ ou team 🚆? 

Prendre le temps en slow travel 

« Slow » c’est l’idée de ralentir. D’entreprendre tout en douceur. Prendre le temps. Vivre l’instant présent. Savourer le voyage. Terme en vogue depuis quelque temps, le slow traveling consiste à voyager plus lentement et rompre pour un instant (ou toujours) la vitesse que nous imposent nos rythmes de vie à la symphonie tant détestée du célèbre « métro, boulot, dodo ». Quand on fait un slow travel, on reste plus longtemps à un endroit pour le découvrir en profondeur, on profite du trajet pour explorer d’autres lieux sans ne penser qu’à la destination, on découvre le local, on échange, on rencontre… Bref, on prend le temps de prendre le temps. Une pratique adoptée par un très grand nombre d’entre nous. Elle fait d’ailleurs écho au « flygskam », ça te parle ?

L’avion, ça pollue beaucoup

Oui, sans conteste. Toutefois il est intéressant de connaître les différents facteurs qui entrent dans le calcul de l’empreinte carbone d’un trajet dans les airs dont notamment :  

  • La distance parcourue : un trajet long-courrier pollue davantage (4 tonnes CO2) qu’un trajet national (310 kg CO2). Ce n’est cependant pas une raison pour préférer les trajets de petites distances en avion. En effet, ces derniers ont plus d’alternatives disponibles (trains, bus, covoiturage, etc.) qu’un trajet de longue distance qui, souvent, ne peut être fait qu’en avion. La morale : autant que possible, on évite l’avion pour les trajets courts et on le réserve plutôt pour les longs courriers.
  • La classe et le confort : 1re classe et 2e classe. Dans la mesure où la pollution émise par un avion est la même selon s’il transporte 1 passager ou 100, les 1res classes — disposant de plus de place — polluent davantage.

À cela s’ajoutent les spécificités et normes propres à chaque avion. C’est un peu comme les voitures : selon le modèle, le taux d’émission varie. 

Stop aux idées reçues

Bien souvent, les partisans du voyage en avion vous sortiront les mêmes arguments : 

  • « C’est plus rapide » : hmm pas certain. Entre le trajet jusqu’à l’aéroport, lequel est situé bien souvent en périphérie d’une ville, le temps d’attente à l’aéroport de plusieurs heures, le trajet en lui-même, récupérer ses bagages puis se rendre dans son logement de vacances, est-ce qu’on est si sûr du gain de temps ? Alors oui, on est moins longtemps dans les airs, mais le temps additionnel autour du trajet en lui-même ne vaut pas toujours le coup !
  • « C’est moins cher » : ah bon ? Alors peut-être est-ce le cas pour certaines compagnies, certaines destinations, certains horaires spécifiques, mais soyons clairs : ce n’est pas du tout une généralité. Un trajet en avion est reconnu comme le trajet le plus lourd économiquement, réservé principalement aux ménages moyens et aisés. Une étude d’ONG Possible indiquait en 2021 que seuls 4% des Français prennent l’avion régulièrement.
  • « Il partira même si je ne le prends pas » : non, non, non. Si demain, plus personne n’achetait de billets, il n’y aurait plus d’avion dans le ciel ! C’est le principe de l’offre et la demande : s’il n’y a pas de demande, les entreprises n’auraient pas d’intérêt à proposer une offre. 

Le train, ça pollue moins

Le train est reconnu comme étant le moyen de transport le moins polluant et le plus performant. Il permet de transporter beaucoup de voyageurs en un seul trajet et émet près de 300 fois moins de CO2 qu’un avion. Pour des analyses chiffrées et comparées de trajets très fréquents, on te renvoie vers l’article du média bonpote, le match CO2 : train versus avion.

On est de fervents défenseurs du voyage local, de la beauté quotidienne et de l’émerveillement voisin. Les vacances, c’est comme l’aventure, c’est au coin de la rue, et non à l’autre bout du monde. Avant de partir en vacances, on fait le point sur sa mobilité.

Sachant que selon les recommandations du GIEC, nous devons respecter 2 tonnes de CO2 par personne et par an, le meilleur éco-geste est d’éviter le plus possible le recours à l’avion, surtout lorsqu’il existe des moyens de transport moins polluants, disponibles et souvent moins chers ! 

On conclura sur les mots de l’écrivain Jean Mistler, dans un post qu’on a vu passer chez Ecoyako (et qu’on a adoré) : « Le tourisme est l’industrie qui consiste à transporter des gens qui seraient mieux chez eux, dans des endroits qui seraient mieux sans eux. »

Pour trouver le voyage écologique qui te convient, on te propose d’aller (tout de suite) regarder le Guide Greenpeace, un trésor pour organiser des vacances responsables !