Le Mag

Portrait engagé : David Attenborough

Un portrait engagé pour s'inspirer
Portrait engagé : David Attenborough
© David Attenborough photographié par @conormcdphoto

Tu reconnaitrais sa voix entre mille : des notes british, tantôt optimiste, tantôt réprobateur. Toujours passionné et ébahi. Celui qu’on nomme Sir David Attenborough est (re)connu de tous. À 95 ans, le naturaliste britannique a passé 67 ans de sa vie à explorer la vie sauvage et animale. Naturaliste, rédacteur scientifique, scénariste, producteur et journaliste de télévision. Il a vécu mille et une vies. De quoi nous en apprendre beaucoup.

Monsieur wildlife

Après des études en sciences naturelles, David Attenborough s’oriente vers l’univers des médias. Ce qu’il veut, c’est partager ce qu’il découvre. En 1954, il commence sa carrière à la BBC. Il en deviendra d’ailleurs administrateur l’année suivante, puis directeur des programmes.

Son premier projet audiovisuel est l’émission Zoo Quest. Célébration de la vie animale et sauvage, l’émission lui permet de voyager et de rencontrer les animaux dans leur habitat naturel. C’est là que l’on découvrira pour la première fois, des images du dragon de Komodo. 

Depuis les années 50, il voyage et découvre le monde. Il a aussi pu constater son changement : rapide, violent. La vie sauvage diminue. 

À travers ses documentaires, il partage ce qu’il constate, s’en désole parfois. Mais il conserve toujours malgré tout un grand optimisme. Ses travaux ont permis de partager au monde des images “lointaines”, voire de découvrir de nouvelles espèces.

Des documentaires époustouflants

Sa célébrité et sa reconnaissance internationale, il la tient en partie de la série Planet Earth (2006), primée quatre fois aux Emmys et diffusée dans 130 pays. 

En 2009, Netflix et le Fonds mondial pour la nature (WWF) co-produisent Our Planet. Une ode aux écosystèmes de notre planète et aux espèces qui l’habitent. Avec son timbre de voix si reconnaissable, il a produit plus de 120 documentaires au cours de sa carrière dont le dernier Une vie sur notre planète.

Sa recette ? Des images rares, accompagnées de données factuelles. Qu’il s’agisse de la danse des oiseaux, des morses tombant des falaises ou d’une traque animale, les images nous bouleversent et nous fascinent. “Monsieur wildlife” nous partage des documentaires-témoignages. L’objectif ? Nous mettre face à la réalité et aux conséquences du réchauffement climatique avec, toujours, des solutions évidentes, à portée de main. Changer le monde est à la portée de chacun d’entre nous. 

Souvent, il aime à dire qu’il est né pendant l’holocène, cette période de l’histoire qui a connu 12 000 ans de stabilité climatique et de règne animal. Depuis, la population mondiale a bientôt triplé, le nombre d’espèces animales a diminué de moitié et la température de notre planète a augmenté d’un degré. 

Ça te donne envie de t’engager pour la protection des espèces ? Deviens bénévole WWF : plus d’informations ici.

Pourquoi faut-il protéger les espèces sauvages ?

Protéger les espèces sauvages à l’autre bout du monde, c’est protéger l’écosystème interconnecté de notre planète et donc participer à sa sauvegarde. 

Dans notre kit de survie WWF, on te rappelait l’importance de protéger les « espèces parapluie ». Certains animaux tels que les pandas, les tigres ou encore les papillons agissent au sein d’un territoire étendu qui permet la protection et l’équilibre de tout un écosystème (habitat et êtres vivants). Préserver une « espèces parapluie » c’est donc agir directement sur le maintien de cet équilibre fragile mais nécessaire à la survie de l’homme : approvisionnement en nourriture, en eau, en médicaments, régulation de l’air, pollinisation etc. 

Or les activités humaines participent à la destruction de ces habitats qu’ils soient vierges ou utilisés massivement à des fins d’agriculture industrielle, conduisant à l’érosion de la biodiversité. Selon notre rapport Planète vivante, l’activité humaine est responsable d’une baisse de 68% des populations de vertébrés entre 1970 et 2016. 

« Il n’y a pas d’Homme en bonne santé sur une planète malade ». L’impact de la destruction des espèces sur la vie humaine est réel. Les pressions exercées sur la biodiversité à travers nos modes de consommation et de production créent des risques

  • sanitaires (transmission de virus),
  • alimentaires (notre sécurité alimentaire repose sur un grand nombre d’espèces sauvages et cultivées)
  • et financiers (les impacts économiques de la perte de biodiversité pourraient s’élever à plus de 479 milliards de dollars par an, soit environ 10 000 milliards de dollars d’ici 2050).

Télécharge l’application WAG pour agir au quotidien !