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Portrait engagé : Vincent Munier

Un portrait engagé pour s'inspirer
Portrait engagé : Vincent Munier
© Mathieu Génon / Reporterre

Originaire des Vosges, Vincent Munier est un grand photographe animalier français. Sa vocation, c’est une (grosse) évidence. Enfant, il réalisait déjà ses premières images dans les paysages vosgiens français. Guidé par la trace et le bruit, il nous rapporte des images rares, venues de loin.

Vincent Munier est connu pour ses grandes expéditions à travers le monde, souvent en conditions extrêmes (on grelotte rien qu’en regardant ses photos). Le Canada et l’Antarctique, il les connaît bien, pour y avoir séjourné à de nombreuses reprises. Il nous rapporte de ses voyages des images rares d’animaux connus, méconnus et d’espèces menacées, témoignant de l’immensité et de la majesté de la nature sauvage. Pour son travail, il a d’ailleurs reçu le prix du Wildlife Photographer of the Year

Le loup arctique

Vincent Munier photographie pour la première fois un loup arctique au cours d’un voyage au Canada. En 2013, il se rend sur l’île d’Ellesmere (île canadienne) et effectue en solitaire, un mois d’immersion en pleine nature. L’incroyable se produit : neuf loups arctiques viennent à sa rencontre.

La panthère des neiges

Il aura fallu six voyages au Tibet pour enfin rencontrer la panthère des neiges. Ils en ont fait un film. Le documentaire animalier “La Panthère des Neiges”, co-réalisé avec la réalisatrice Marie Amiguet, est en salle depuis le 15 décembre 2021. Aux côtés de Vincent Munier et de l’écrivain Sylvain Tesson, le documentaire les accompagne dans la quête de cet animal mythique de l’Himalaya. 

Ça vous donne envie de vous engager pour la protection des espèces ? Devenez bénévole WWF : plus d’informations ici.

Pourquoi faut-il protéger les espèces sauvages ?

Protéger les espèces sauvages partout dans le monde, c’est participer à la protection et la sauvegarde de l’écosystème planétaire. 

Dans notre kit de survie WWF, on te rappelait l’importance de protéger les « espèces parapluie ». Les espèces parapluies concernent certains animaux tels que les pandas, les tigres ou encore les papillons. Ils agissent au sein d’un territoire étendu qui permet la protection et l’équilibre de tout un écosystème (habitat et êtres vivants). Préserver une « espèce parapluie », c’est donc agir directement sur le maintien de cet équilibre fragile mais nécessaire à la survie de l’Homme : approvisionnement en nourriture, en eau, en médicaments, régulation de l’air, pollinisation etc. 

Or les activités humaines participent à la destruction de ces habitats, qu’ils soient vierges ou utilisés à des fins d’agriculture industrielle, conduisant à l’érosion de la biodiversité. Selon notre rapport Planète vivante, l’activité humaine est responsable d’une baisse de 68% des populations de vertébrés entre 1970 et 2016

« Il n’y a pas d’Homme en bonne santé sur une planète malade ». L’impact de la destruction des espèces sur la vie humaine est réel. Les pressions exercées sur la biodiversité à travers nos modes de consommation et de production créent des risques sanitaires (transmission de virus), alimentaires (notre sécurité alimentaire repose sur un grand nombre d’espèces sauvages et cultivées) et financiers (les impacts économiques de la perte de biodiversité pourraient s’élever à plus de 479 milliards de dollars par an, soit environ 10 000 milliards de dollars d’ici 2050).

Ensemble, agissons pour la protection des espèces ! 

Téléchargez l’application WAG pour agir au quotidien !