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Jane Goodall et les chimpanzés

Un portrait engagé pour s'inspirer
Portrait de Jane Goodall
© Michael Neugebauer

Messagère de la Paix des Nations Unies, nominée pour le Prix Nobel de la Paix en 2019, fondatrice du Jane Goodall Institute, Docteure en éthologie – l’étude du comportement animal et humain – Jane Goodall est une figure internationale de la protection de la faune sauvage et de l’activisme environnemental. Ses travaux, en immersion, sont à l’origine d’avancées scientifiques fondamentales ayant permis de redéfinir la place de l’Homme et celle des animaux. 

1960, Tanzanie

Jane Goodall entreprend la plus longue étude sur les chimpanzés jamais réalisée. Dans leur environnement naturel, en immersion, elle arpente des kilomètres à la recherche des primates. En les observant de loin, initiant parfois un contact au fil de la confiance établie. A l’époque étrangère du monde scientifique, c’est en véritable autodidacte qu’elle noircit les pages de ses carnets de notes en nommant ceux qui partageront son quotidien pendant des années. 

Au gré de ses rencontres avec les primates, Jane Goodall est témoin d’un événement qui bouleversera le monde scientifique : les primates fabriquent et utilisent des outils. Pour se nourrir, le chimpanzé sélectionne une branche fine et solide, la dépouille de ses feuilles et l’utilise pour atteindre les termites réfugiées au fond d’un trou. Cette découverte confirme que l’Homme, primate parmi d’autres, n’est pas le seul à savoir créer et utiliser des outils.  Le professeur Leakey, mentor de Jane Goodall déclara à ce sujet « maintenant, nous devons redéfinir la notion d’homme, la notion d’outil, ou alors accepter le chimpanzé comme humain ». Plus tard, la chercheuse a constaté l’existence de relations sociales et de rituels au sein des groupes de primates. Des découvertes de plus qui révolutionnent notre rapport au monde animal.

Une vie dédiée à la protection des animaux et de l’environnement

Constatant la dégradation de l’environnement et les risques induits pour les chimpanzés, le Dr. Goodall décide de consacrer sa vie à la protection des espèces animales et de l’environnement, tout en aidant les communautés locales à se développer. 

En 1977, la scientifique fonde le Jane Goodall Institute, un organisme implanté dans 23 pays qui agit sur deux axes :

  1. La recherche scientifique et de la conservation dans le cadre de sanctuaires, parcs nationaux et réserves situés en Afrique. L’institut place les communautés locales au cœur du travail de conservation (accès à l’éducation, à la santé, à l’eau, women empowerment etc.)
  2. La sensibilisation des plus jeunes au fragile équilibre entre les hommes, les autres animaux et la nature. Le programme international Roots & Shoots présent dans 65 pays, rassemble 700 000 jeunes par an autour de la sensibilisation et l’action pour un monde meilleur.

Figure phare de la défense de l’environnement, elle est l’une des 100 personnalités les plus influentes du monde selon Time Magazine et l’une des 28 les plus iconiques du siècle selon la BBC. 

Activiste née, Jane Goodall, aujourd’hui âgée de 87 ans, parcourt le globe 300 jours par an et poursuit sa mission de vie : partager ses découvertes et sensibiliser le monde à la protection de la faune sauvage.

Ça te donne envie de t’engager pour la protection des espèces ? Deviens bénévole WWF : plus d’informations ici.

Pourquoi faut-il protéger les espèces sauvages ?

Protéger les espèces sauvages à l’autre bout du monde c’est protéger l’écosystème interconnecté de notre planète et donc, participer à la sauvegarde de notre planète. 

Dans notre kit de survie WWF, on te rappelait l’importance de protéger les « espèces parapluie ». Certains animaux tels que les pandas, les tigres ou encore les papillons agissent au sein d’un territoire étendu qui permet la protection et l’équilibre de tout un écosystème (habitat et êtres vivants). Préserver une « espèces parapluie », c’est donc préserver cet équilibre fragile mais nécessaire à la survie de l’Homme : approvisionnement en nourriture, en eau, en médicaments, régulation de l’air, pollinisation, etc. 

Or, les activités humaines participent à la destruction de ces habitats qu’ils soient vierges ou utilisés pour l’agriculture industrielle, conduisant à l’érosion de la biodiversité. Selon notre rapport Planète vivante, l’activité humaine est responsable d’une baisse de 68% des populations de vertébrés entre 1970 et 2016. 

« Il n’y a pas d’Homme en bonne santé sur une planète malade ». L’impact de la destruction des espèces sur la vie humaine est réel. Les pressions exercées sur la biodiversité à travers nos modes de consommation et de production créent des risques sanitaires (transmission de virus), alimentaires (notre sécurité alimentaire repose sur un grand nombre d’espèces sauvages et cultivées) et financiers (les impacts économiques de la perte de biodiversité pourraient s’élever à plus de 479 milliards de dollars par an, soit environ 10 000 milliards de dollars d’ici 2050).

Agissons pour la protection des animaux ! 🌍

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