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Agriculture durable et agroécologie

Comment préserver nos écosystèmes ?
Définition : agriculture durable et agroécologie
© David Alberto

Il y a plus d’organismes vivants dans une cuillère à café de sol sain que d’étoiles dans le ciel.

Le modèle agricole dominant qui existe aujourd’hui se base sur des pratiques intensives (en engrais chimiques, pesticides, carburants, etc.). Mais elles peuvent dégrader la qualité des sols, de l’eau et plus globalement de notre environnement. Le but ? Produire vite et à moindre coût. Mais nous le savons tous, ces pratiques ne sont pas sans conséquences sur le climat et l’environnement.

Limites de l’agriculture conventionnelle

Travailler le sol avec des méthodes industrielles a un impact direct sur l’environnement, la santé et le climat. Selon le Rapport Planète Vivante 2020 du WWF, l’agriculture conventionnelle représente environ :

  • 30% des émissions de GES
  • 70% de l’utilisation d’eau douce à l’échelle mondiale
  • 60% de la perte de notre biodiversité

Notre alimentation est la première source du réchauffement climatique. 

Les pratiques agricoles conventionnelles sollicitent de façon exagérée la couche supérieure du sol, riche en nutriments et en matières organiques, diminuant la possibilité de toute vie dans le sol. Trop sollicités, les premiers centimètres de la couche supérieure du sol peuvent, à terme, ne plus être capables de se renouveler.

L’agroécologie en faveur des écosystèmes

L’agroécologie peut être définie comme une production utilisant de façon optimale les ressources locales et alliant les dimensions écologique, économique et sociale. Le WWF promeut une agroécologie forte, soit une approche systémique et inclusive des pratiques agricoles et alimentaires à mettre en place, en passant du producteur au consommateur. 

Un simple changement des pratiques ? Non, cette agriculture ne va pas seulement demander des révisions à l’échelle de l’exploitation, mais bien requérir un changement global des systèmes agricoles et alimentaires pour faire face au modèle industriel dominant, arrivé à bout de souffle. 

Son objectif ? Réduire l’utilisation des pesticides, d’engrais chimiques et tout autre produit entrant dans la ferme ; diversifier autant que possible les espèces cultivées et élevées ; ou encore, maximiser les services écologiques susceptibles d’être fournis. 

B.a.-ba de l’agroécologie

  • Réduire au maximum l’usage d’engrais et de pesticides synthétiques qui polluent les sols, les eaux et l’air
  • Préserver les sols et stocker le carbone en laissant le sol couvert par des cultures par exemple toute l’année, en minimisant le labour et en privilégiant le retour au sol des matières organiques
  • Insérer des arbres et des haies pour améliorer la fertilité des sols et mettre en place des rotations de culture
  • Favoriser l’élevage en plein air, le pâturage, tout en restant vigilant au bien-être des animaux

Globalement, l’agroécologique cherche à renforcer l’autonomie territoriale en s’adaptant aux ressources (variétés locales, etc.) et contraintes du territoire. Elle assure aussi une pluralité de services socio-économiques, notamment une juste rémunération des agriculteurs et une meilleure répartition de la valeur tout au long des filières agro-alimentaires.

Le bon moment pour s’informer

La 58ème édition du Salon de l’Agriculture se tient du 26 février au 6 mars 2022 au Parc des expositions de la porte de Versailles, à Paris. 

Chaque année, ce rendez-vous incontournable des acteurs du monde agricole rassemble en moyenne 500 000 visiteurs. Au programme : élevage, cultures et filières végétales, produits des régions de France, métiers de l’agriculture. 

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