Le Mag

L’alimentation durable pour tous

Bien manger, qu'est-ce que ça veut dire ?
Alimentation durable : définition

Selon le WWF, adopter une alimentation durable, c’est ainsi rééquilibrer son assiette, en diminuant sa consommation de protéines animales et à la faveur de l’augmentation de la part de produits végétaux. De plus, les produits animaux consommés occasionnellement doivent être issus de filières de production respectueuses de l’environnement, des Humains et des animaux”. Autrement dit, l’alimentation durable est un mode de production et de consommation conscient et responsable, qui se nourrit des sols, de l’eau, de l’air et de la biodiversité, toujours respectueux, jamais destructeur. C’est reprendre le contrôle sur ce qu’on met au centre de son assiette. 

Les 6 leviers d’action pour une alimentation durable 

  1. Le respect des piliers du développement durable – à savoir, social, économique et environnemental
  2. La réduction des déchets et du gaspillage alimentaire, tout au long de la chaîne de production et de consommation
  3. Des producteurs et travailleurs rémunérés équitablement pour leur travail
  4. Une alimentation accessible à toutes et tous (et partout)
  5. Le respect des limites environnementales et des quantités alimentaires 
  6. Une consommation d’énergie faible 

D’après le WWF, adopter ces six principes d’alimentation durable permettrait de réduire les émissions de gaz à effet de serre des Français de 40%

Les éco-gestes pour une alimentation durable 

Consommer local et de saison 

Choisir les circuits courts, c’est dire stop à l’importation abusive de produits alimentaires et aux pratiques de production intensives. Et surtout, c’est dire oui à une meilleure rémunération des producteurs et aux bienfaits nutritionnels des fruits et légumes ! Selon certaines études, des fruits et légumes importés engendrent une consommation de pétrole de 10 à 20 fois plus importante que des fruits et légumes locaux. C’est aussi agir sur le coût des produits : en achetant local, on supprime un certain nombre d’intermédiaires, on se rapproche du producteur et de fait, de ses prix bruts. La nature est bien faite ! Plus riches en vitamine C et sources de glucides, les fruits et légumes d’hiver nous aident à stimuler nos défenses immunitaires. En été, fruits et légumes remplis d’eau nous permettent de ne pas nous déshydrater.

Cuisiner, acheter bio et éviter les aliments transformés

On le sait depuis un moment, les produits transformés sont saturés en gras et en sucres. Il sont conservés dans des emballages (coucou le plastique), et n’apportent pas grand chose d’un point de vue nutritionnel. Une alimentation durable, c’est donc aussi reprendre le pouvoir sur sa consommation en choisissant sa composition : savoir ce que l’on mange et d’où cela vient.

Adopter les protéines végétales et réduire sa consommation de viande

Les protéines ne sont pas présentes exclusivement dans la viande ou le poisson ! Les céréales complètes et les légumineuses sont une excellente alternative pour trouver les apports protéinés essentiels à notre santé. En plus, ils sont riches en fibres et nutriments essentiels à notre bonne santé. Diversifier son assiette avec les protéines végétales issues de légumineuses et de céréales permet de réduire sa consommation de viande et donc les émissions de gaz à effet de serre et les atteintes à la biodiversité qui en découlent.

Rappelons ici que la viande à elle seule représente environ 15% des émissions de gaz à effet de serre engendrées par notre alimentation. Manger est un choix politique : quand tu consommes des protéines animales, pense à privilégier les produits labellisés (AB, Demeter, Bio équitable France etc.). Dans le cas d’une consommation de poissons, crustacés et fruits de mer, privilégier au maximum les produits issus de la pêche durable. 

Dire non au gaspillage alimentaire 

Le gaspillage alimentaire est responsable d’une grande part de la pollution liée à l’alimentation. Selon l’ADEME, près de 10 millions de tonnes de nourriture consommable sont jetées chaque année en France. Et selon certaines estimations, les émissions de gaz à effet de serre générées par le gaspillage alimentaire sont équivalentes à un pays – à savoir, l’Inde, le 4e plus gros pollueur au monde. Ça fait réfléchir… 

Les labels, garants des bonnes pratiques alimentaires ?

Les labels doivent nous donner des garanties en termes d’origine des produits, de préservation de l’environnement ou de terroirs, de rémunération des producteurs… Pour s’en assurer, le WWF, Greenpeace et le BASIC ont cherché à comprendre si les labels et autres initiatives alimentaires tenaient leurs promesses : les résultats ici.

En parallèle, on a fait le focus sur les labels du commerce équitable, leurs périmètres et leurs garanties sur notre compte Instagram. Pour en savoir plus, c’est par ici !

Pour agir au quotidien, on te donne des clés et des idées dans nos guides Food sur le site !

#Eat4Change

Eat4Change, c’est le nom d’un projet lancé par les équipes du WWF dans douze pays en Europe et Amérique du Sud et l’association étudiante AIESEC dans le cadre du programme d’Éducation et Sensibilisation au Développement (DEAR) de la Commission européenne.

L’objectif ? Encourager les jeunes à manger autrement et transformer leurs habitudes alimentaires, en soulignant l’impact de notre consommation de viande et le bienfait des protéines végétales. L’alimentation durable participe à cette consommation responsable et consciente, en agissant au quotidien pour le bien-être humain, animal et environnemental. Un régime alimentaire durable promeut l’accessibilité à tous en protégeant la biodiversité, les écosystèmes et notre santé.

Pour en savoir plus sur ce projet, rendez-vous sur wwf.fr/stopauxmeathos.

 

Disclaimer Eat4Change UE